dimanche 15 janvier 2017

Deux trous noirs supermassifs découverts dans des galaxies proches

Deux trous noirs supermassifs qui jouaient au cache-cache cosmique ont été découverts par une équipe de chercheurs de l’Université de Durham au Royaume-Uni. Ces derniers étaient jusqu’alors obstrués par



Deux trous noirs supermassifs qui jouaient au cache-cache cosmique ont été découverts par une équipe de chercheurs de l’Université de Durham au Royaume-Uni. Ces derniers étaient jusqu’alors obstrués par des nuages de gaz et de poussière.
Les forces gravitationnelles intenses au cœur des trous noirs supermassifs produisent des spectacles de lumière intenses qui comptent parmi les événements les plus brillants jamais vus dans l’Univers. Mais cela ne signifie pas nécessairement que nous pouvons toujours les voir, même quand ces derniers se cachent dans notre voisinage cosmique. De nouvelles recherches ont confirmé l’existence de deux nouveaux trous noirs supermassifs dans des galaxies relativement proches, auparavant cachés par des nuages ​​de gaz et de poussière qui bloquaient le feu d’artifice de haute énergie résultant de la matière cosmique aspirée.

« Ces trous noirs sont relativement proches de la Voie lactée, mais ils sont restés cachés jusqu’à présent », explique le chercheur Ady Annuar, de l’Université de Durham qui a enquêté sur l’un des trous noirs postés au centre d’une galaxie appelée NGC 1448. « Ils sont comme des monstres qui se cachent sous votre lit ».
Les trous noirs supermassifs sont invisibles, car ils n’émettent pas de lumière (d’où leur nom), mais lorsque la matière est happée à l’intérieur, l’horizon du trou noir se réchauffe et produit un rayonnement qui peut être observé à travers le spectre électromagnétique. Ce processus généralement en cours dans les noyaux actifs de galaxies — le noyau d’une galaxie contenant un trou noir supermassif — peut être détecté à des milliards d’années-lumière si les conditions sont favorables. Le problème, c’est qu’on pense que les noyaux les plus actifs sont entourés par un nuage de gaz et de poussière qui obstrue toutes émissions de lumière.
« C’est un peu comme regarder le Soleil par un temps couvert de nuages », note quant à lui Peter Boorman de l’Université de Southampton, à l’origine de la découverte du second trou noir dans une galaxie appelée IC 3639.
Ces nouveaux résultats publiés en préimpression sur le site arXiv.org ont néanmoins été rendus possibles grâce au NuSTAR de la NASA (Nuclear Spectroscopic Telescope Array), un télescope à rayons X qui a donc décelé deux trous noirs supermassifs postés à l’intérieur des galaxies NGC 1448 et IC 3639 respectivement situées à environ 53 millions et 2,36 millions d’années-lumière de la Voie lactée. L’équipe de Boorman entend maintenant continuer ses recherches pour déterminer la répartition des noyaux actifs de galaxies obscurcies dans l’Univers, ce qui signifie qu’il pourrait bientôt y avoir de nouvelles surprises cachées dans notre arrière-cour cosmique.

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