mardi 20 décembre 2016

Le système Galileo presque opérationnel, enfin...

Avec son système de positionnement par satellites Galileo, l'Europe va se libèrer de sa dépendance stratégique aux Etats-Unis.


Galileo
On ne dira pas que c'est l'une des plus grandes réussites de l'Europe spatiale, mais enfin, ne gâchons pas notre anticipé plaisir : si tout va bien, en 2020, le système de géolocalisation par satellites Galileo sera opérationnel, enfin... Ouf ! Un quart de siècle après son homologue américain, le cultissime GPS - Global Positionning System - Galileo, avec une bonne décennie de retard va offrir à l'Europe son indépendance stratégique perdue, et à ses clients une précision et une rapidité accrues.
Officiellement, Galileo est mis en service ce jeudi 15 décembre 2016, mais bon, si vous ne disposez pas d'un smartphone espagnol Aquaris X5, vous ne vous en rendrez pas compte.
Aujourd'hui, non seulement quasiment aucun appareil n'est compatible, mais en plus le réseau Galileo n'est pas complet : quinze satellites tournent là-haut, à 22 000 kilomètres, alors qu'une trentaine sont attendus pour 2020, avec à la clé le rendement maximal du réseau spatial européen.
Lequel revient de loin... Dix ans de retard, un coût multiplié par trois à pratiquement dix milliards d'euros, des échecs de satellisation ont failli entraîner l'abandon du projet, dont la maitrise d'oeuvre est passée de l'Agence spatiale européenne (ESA) à la Commission européenne.
Mais ces galères sont aujourd'hui oubliées, et la flottille flambant neuve de Galileo s'apprête à attaquer l'un des plus formidables marchés des prochaines décennies... Si le GPS offre aujourd'hui une précision de l'ordre de dix mètres, et une vitesse aléatoire - que celui qui n'a jamais lu sur son GPS une indication de direction passée d'une bonne centaine de mètres jette la première pierre à Galileo - le système européen offrira gratuitement trois fois mieux, et dix fois mieux moyennant un abonnement professionnel.
Et Galileo bénéficiera aussi d'un coup de pouce discret de l'Europe, qui s'apprête à mettre les véhicules en production aux normes européennes aux fréquences des satellites du réseau...
Les progrès promis par Galileo vont diffuser dans tous les domaines où la géolocalisation est devenue cruciale, au point parfois qu'on l'utilise souvent sans même s'en rendre compte : agriculture, travaux publics, sports, transports, jeux.
C'est, peut-être, dans le domaine des transports automatisés, qui va exploser dans les décennies qui viennent, que Galileo va faire la meilleure démonstration de sa précision et de sa puissance.
Rendez-vous, donc, en 2020 : si tout se passe bien, vous lirez vos chroniques préférées de Science et Vie.com à 130 kilomètres-heure sur l'autoroute, sans tenir le volant ni regarder la route : ce sera en partie grâce à Galileo.

dimanche 18 décembre 2016

[Tutoriel] Samsung Gear VR : Le guide ultime pour regarder des vidéos

Le Samsung Gear VR est un appareil optimal pour visionner des vidéos. Ce casque permet non seulement de regarder des vidéos à 360°, mais aussi des vidéos traditionnelles en 2D sur un immense écran virtuel. Si l’on ajoute à cela des applications créées par des fournisseurs de contenu comme NextVR, Hulu ou Netflix, le dispositif de Samsung garantit des heures de divertissement. Découvrez comment profiter au mieux des vidéos sur Samsung Gear VR.   

Regarder des vidéos sur Gear VR avec Oculus Video

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La meilleure façon d’apprécier les vidéos sur Samsung Gear VR est d’utiliser l’application Oculus Video, pré-installée sur le casque. Ouvrez l’application Video pour avoir accès à une sélection de vidéos Facebook 360, Twitch, et Vimeo, ou choisir parmi les vidéos enregistrées sur votre appareil.
Choisissez la vidéo que vous souhaitez visionner, puis sélectionnez le cinéma de votre choix. Vous pouvez par exemple opter pour un immense cinéma virtuel, un projecteur sur la lune, ou tout simplement un fond noir. Cette dernière option est la plus confortable, car il est possible de repositionner l’image à volonté. Il est ainsi possible de regarder une vidéo en étant allongé.
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Comment regarder des films et des vidéos téléchargées sur Oculus Video

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Pour regarder des films et des vidéos à 360 degrés téléchargées, vous devez d’abord les transférer sur votre téléphone. Connectez votre téléphone à votre ordinateur via USB, et naviguez dans le dossier oculus/movies/folder.
Il est possible de lire trois types de vidéos sur Oculus Video : normal, 3D et 360. Pour transférer les vidéos normales, un simple copier/coller dans le dossier /movies/folder suffit. Pour les vidéos 3D, utilisez File Explorer pour créer un fichier intitulé 3D dans votre dossier movies (/oculus/movies/3D) et copiez votre film 3D dans ce dossier. De la même façon, pour les vidéos à 360 degrés, créez un dossier 360 videos dans le dossier movies /oculus/movies/360videos/ et copiez les vidéos à 360 degrés dans ce dossier.
Démarrez le Samsung Gear VR, lancez l’application Oculus Video, et naviguez dans My Videos. Vous verrez alors une liste de toutes les vidéos (360 videos, 3D videos et Normal). Cliquez sur une vidéo pour la lire. La dernière version du logiciel du Gear VR effectue automatiquement le tri tant que les vidéos sont classées dans le bon dossier.

Activer les sous-titres dans Oculus Video

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Notez qu’il est possible d’ajouter des sous-titres pour regarder des films en VOST. Il voussuffit pour ce faire d’enregistrer un fichier au format .srt dans le même dossier que la vidéo que vous comptez regarder sur votre Gear VR. Pour permettre au Gear VR d’associer les deux fichiers, donnez-leur le même nom. Par exemple, si votre film porte le titre MAVIDEO.mp4, nommez le fichier de sous-titres MAVIDEO.srt. Après avoir lancé la vidéo dans l’application Oculus Video, il suffit d’activer l’option sous-titres.

Changer les images d’aperçu dans Oculus Video

Pour personnaliser l’image d’aperçu d’une vidéo, créez une image avec le même nom de fichier que votre vidéo et placez-la dans le même dossier. Par exemple, si votre fichier s’appelle MAVIDEO.mp4, créez une image MAVIDEO.png.

Netflix VR sur Samsung Gear VR

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L’application Netflix VR est pré-installée sur le Samsung Gear VR. Avant de l’utiliser, activez le WiFi afin d’économiser la bande passante. Lancez ensuite l’application depuis le menu Oculus. Acceptez les conditions d’utilisation et complétez l’installation. Connectez-vous à l’aide de vos identifiants Netflix.
Une fois connecté à Netflix VR, deux choix s’offrent à vous. Vous pouvez regarder un film sur un écran géant au sein d’un salon virtuel chaleureux, ou utiliser le mode VOID. Pour débloquer ce mode, fixez du regard une zone grise de l’application Netflix. Pressez ensuite le bouton central du pavé tactile pour entrer dans le mode VOID. Ce mode vous permet de regarder un film dans n’importe quelle position, puisque vous pouvez repositionner l’image à votre guise. De plus, l’absence de background réduit la consommation de batterie.

Regarder des vidéos YouTube sur Samsung Gear VR

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La façon la plus simple de regarder des vidéos YouTube sur Samsung Gear VR est d’utiliser l’application Samsung Internet, pré-installée sur le Gear VR. La qualité d’image est limitée, mais c’est la seule alternative en attendant que Google porte son application YouTube VR sur Gear VR.
Lancez l’application Samsung Internet depuis le menu Oculus Home. Ouvrez l’adresse www.youtube.com, cherchez une vidéo YouTube et lancez-la. Pendant que la vidéo est lancée, pressez le pavé tactile pour ouvrir le mode plein écran et choisir entre vidéo 2D, 3D, ou 360. Vous pouvez également télécharger l’application tierce YTCinemaVR avec SideLoadVR pour lire des vidéos YouTube.

Comment cacher des vidéos de votre bibliothèque

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Si vous souhaitez faire essayer le Samsung Gear VR à vos amis ou à votre famille, vous n’avez peut-être pas envie qu’ils voient certaines des vidéos de votre bibliothèque. La solution consiste à transférer ces vidéos dans un dossier qui ne sera pas scanné par l’application Oculus Video.
Connectez votre téléphone à votre ordinateur via USB. Créez un dossier root /notavailable/. Transférez les vidéos que vous voulez cacher dans ce dossier. Vérifiez que les vidéos ne sont pas dans les dossiers /movies/ ou /oculus/movies/. Lancez le Samsung Gear VR et vérifiez que les vidéos ne sont plus listées dans la section My Video.

The Last of Us 2 : Un indice sur la date de sortie du prochain jeu de Naughty Dog

Artworks de The Last of Us 2
Afin de mettre tout le monde d’accord lors de la conférence au PlayStation Experience il y a deux semaines, Sony et Naughty Dog ont révélé The Last of Us 2 (ou Part II) dans une sublime bande-annonce où l’on peut voir Ellie âgée d’une vingtaine d’années jouer de la guitare. Au cours de cette même conférence, les talentueux développeurs ont aussi annoncé un stand-alone d’Uncharted 4 baptisé The Lost Legacy qui sortira sur PS4 au cours de l’année prochaine.
On peut donc se douter que The Last of Us 2 ne sortira pas en 2017. L’année suivante ? C’est possible. Le compositeur de The Last of UsGustavo Santaolalla, qui est de retour pour la suite des aventures a lâché un indice quant à la date de sortie du titre lors d’une émission de radio en Argentine. En parlant de son expérience sur le premier jeu, il a donné une période de sortie assez vaste concernant ce second épisode. The Last of Us 2sortirait entre fin 2018, voire même début 2019. Bref, il va falloir se montrer patient, mais difficile de ne pas l’être après cette bande-annonce magnifique que vous pouvez (re)voir à cette adresse.

samedi 17 décembre 2016

YouTube n’a pas trouvé de faille derrière le phénomène de désabonnement involontaire

Pour la première fois de son histoire, YouTube s’est adressé directement à sa communauté par le biais d’une vidéo à propos du problème de désabonnement qui a créé d’importants remous ces dernières semaines.
Aux dires de nombreux utilisateurs, une faille perturbe sérieusement le système d’abonnement de YouTube ces jours-ci. La raison? Ces derniers ont eu la mauvaise surprise de voir qu’ils avaient été désabonnés à leur insu de certaines de leurs chaînes préférées. 
Si vous suivez le moindrement les plus populaires créateurs de contenus de la plateforme, vous avez fort probablement entendu parler de ce phénomène. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé PewDiePie à menacer de fermer sa chaîne (avant d’apprendre, sans grande surprise, qu’il s’agissait d’une simple blague ayant dégénéré).
Tous les regards se sont bien entendu tournés vers YouTube, accusant le portail d’avoir bousillé quelque chose dans la programmation de cette fonction. Devant cette controverse, deux cadres de YouTube – Renato Verdugo, chercheur UX, et Zindzi McCormick, directrice de produit et des abonnements – ont tenté d’éclaircir la situation.

«YouTube ne désabonne pas les gens des chaînes», a affirmé McCormick. «Nous avons en effet examiné plus de 100 cas individuels et jusqu’à présent, nous n’avons pas été en mesure d’identifier une faille [pouvant expliquer le phénomène].»
Selon elle, le problème ne peut être lié aux comptes ayant été signaler comme du spam, puisque les chaînes auxquelles ces comptes sont abonnés continuent de transmettre des notifications lors de la publication de nouveaux contenus, même si leur abonnement n’est plus comptabilisé par les chaînes en question.
Sans surprise, cette réponse n’a manifestement pas satisfait la communauté, comme le démontre les commentaires et réactions liées à la vidéo : 604 pouces en l’air contre 9 424 pouces vers le bas. Pour Kotakucette vidéo est tout simplement condescendante
Il est toutefois important de souligner que YouTube ne jette pas l’éponge pour autant.
«Comme je l’ai dit, nous portons une attention particulière à vos commentaires, alors s’il vous plaît, faites-nous savoir si vous croyez avoir été la cible de ce phénomène en utilisant le bouton commentaires de l’application.»
Alors, réalité ou fiction? Chose certaine, YouTube n’a absolument aucun intérêt à laisser une telle faille présumée perturber les abonnements de ses utilisateurs, étant donné que la raison pour laquelle ceux-ci s’abonnent à certaines chaînes est justement parce que le contenu qu’elles produisent est plus susceptible de les intéresser. Croire que YouTube agit de mauvaise foi ici est tout simplement absurde.

Quand les cellules cancéreuses reviennent d'entre les morts

Certaines cellules cancéreuses programmées pour s'auto-détruire ont la capacité de "revenir d'entre les morts". Un mécanisme de biologie cellulaire qui freine les traitements anti-cancer et qui commence à peine à être compris.

L'anastasis, ou quand la cellule revient d'entre les morts

Détail d'une cellule amorçant son anastasis.

L'apoptose est le processus par lequel les cellules d'un organisme programment leur destruction en réponse à un signal chimique. C'est notamment l'objectif poursuivi lorsqu'on administre une chimiothérapie chez des patients atteints de cancer : que les cellules malades répondent à ce signal en enclenchant ce mécanisme d'auto-destruction. En principe, une fois l'apoptose enclenchée, la mort de la cellule est inéluctable. Mais l'on s'est récemment aperçu que certaines cellules cancéreuses avaient la possibilité d'inverser ce processus, même à un stade très avancé, expliquant pour partie l'inefficacité de certains traitements. C'est "l'anastasis", terme issu du grec signifiant "se relever", sous entendu "d'entre les morts".Cet "hara-kiri" avorté, sorte d'expérience de mort imminente au niveau cellulaire, restait jusqu'alors bien mystérieux. Lors du congrès annuel de la Société américaine de biologie cellulaire qui s'est tenu à San Francisco (Etats-Unis) du 3 au 7 décembre 2016, Denise Montell, directrice  à l'université de Californie à Santa Barbara a présenté de nouveaux travaux décrivant plus précisément cette sorte de résurrection cellulaire. "Les résultats préliminaires indiquent que les cellules opèrent simultanément un processus d'auto-destruction et un système de sauvetage au cas où les conditions de survie s'amélioreraient", explique la chercheuse dans la revue Science.

Un obstacle à l'efficacité des traitements anti-cancer

L'équipe du laboratoire de Denise Montell a comparé l'activité des gènes de cellules non attaquées à celles de cellules conduites à l'article de la mort et laissées libre d'opérer l'anastasis. Ils ont pu observer que les gènes impliqués dans ce mécanisme de sauvetage cellulaire s'activaient au moment même où la cellule préparait son "suicide". "Les cellules mourantes protègent leurs arrières", commente Denise Montell. Si les conditions s'améliorent, elles commencent alors à bouger et stimuler la production de vaisseaux sanguins, comme pour guérir une blessure par exemple. Mais le phénomène est aussi connu chez les cellules cancéreuses. "Il s'agirait là d'une réponse extrêmement négative", précise la chercheuse. Trouver comment bloquer l'anastasis permettrait ainsi de rendre plus efficaces les chimiothérapies et éviter les rechutes. À l'inverse, savoir encourager cette "résurrection" pourrait s'avérer très bénéfique dans certaines affections, afin de restaurer la fonction cardiaque (après un infarctus) ou du cerveau (après un AVC) a expliqué Denise Montell. 
Reste que le mécanisme est toujours méconnu, "peu de chercheurs savent même que ce mécanisme existe, il faudra donc du temps avant que quelqu'un soit capable de déclencher ou d'empêcher l'anastasis sur demande",précise Marie Hardwick, biologiste à la John Hopkins University. La toute première observation de l'anastasis a été faite en 2008 par le Dr Ho Lam Tang alors doctorant à l'université chinoise de Hong Kong et désormais chercheur au John Hopkins. 
Vidéo réalisée en 2013 par le laboratoire de Denise Montell dévoilant l'anastasis après apoptose. Dans un premier temps, un traitement chimique déclenche l'autodestruction des cellules, puis (à partir de 2.10) l'environnement est "nettoyé". Immédiatement, de nombreuses cellules retrouvent une activité normale. Ou presque, puisque celles qui ont frôlé la mort sont susceptibles de se comporter différemment :

Nintendo 64 : 10 moments de folie qu'on a tous vécu sur la console

Nos meilleurs souvenirs sur Nintendo 64


Si vous aussi vous avez grandi avec la console Nintendo 64 comme moi, vous savez de quoi je parle. Attention moment nostalgie !


Années 1990 RPZ, la Nintendo 64 aura marqué toute une génération d'enfants gamers. Après l'école, ou le weekend, on se souvient encore de l'excitation palpable à chaque fois qu'on débutait un nouveau jeu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que pendant son âge d'or, la console aura été le support de titres toujours plus cools, dont beaucoup restent aujourd'hui une référence de l'histoire vidéo ludique. Aujourd'hui, de plus en plus de consoles sont rééditées en version mini, comme la Famicom mini ou les NES classic mini qui a eu un énorme succès cette année, alors pourquoi ne pas espérer bientôt une mini NIntendo 64 ! Vous aussi, vous avez grandi avec la Nintendo 64, vous avez forcément vécu ces moments de fous ! N'hésitez pas à nous dire en commentaires quels sont vos meilleurs souvenirs sur la console de Nintendo.


Nintendo Switch, Pikachu
Tellement de swagg en un seul Pokemon
10 - Débloquer le Pikachu surfeur (Pokemon Stadium)
Faire surfer Pikachu dans Pokemon Stadium, avouez que c'était LE moment génial du jeu. Évidemment, ce n'était pas le seul easter-egg possible, mais c'est assurément l'un des plus sympas. D'autant plus que pour le débloquer, il fallait donner de votre personne !
09 - Explorer l'univers de Star Wars (SW Shadow of the Empire)
Pour tous les fans de Star Wars (et il y en avait vraiment beaucoup), le jeu Shadow of the Empire aura été une vraie révélation. Pour la première fois dans l'histoire de la saga, il était possible d'évoluer dans un monde ouvert. Aujourd'hui, la saga cartonne toujours autant, puisque le film Rogue One a reçu de très bonnes critiques.
08 - Incarner Oddjob (GoldenEye 007)
Sur GoldenEye 007, vous pouviez vous essayer au FPS sur Nintendo 64. Tant sur le plan solo que multijoueur, le jeu intégré dans le monde James Bond était un vrai régal. Mais lorsque vous incarniez Oddjob, là, c'était carrément la folie, puisque le personnage était tout petit, et que vos adversaires galéraient à vous viser. Un bon moyen de faire rager tous vos potes.
07 - Terminer la route arc-en-ciel (Mario Kart)
À peine vous avez lu le titre, vous avez immédiatement eu la musique dans la tête TMTM. Sinon, vous pouvez toujours la découvrir ici, et foirer le reste de votre journée à la fredonner. Clairement, cette course était la meilleure du jeu. Dernière course du jeu, vous savouriez vos tours d'arène tout en vous explosant les yeux dans le monde psychédélique de la Rainbow Road.
06 - Collectionner les gris-gris (Banjo-Kazooie)
Déjà, le concept est génial. L'idée d'incarner deux personnages capables de se compléter selon les différentes missions, c'est quand même plutôt cool. Au fil du jeu, vous deviez ramasser les gris-gris, pour ensuite en apporter le plus possible au magicien Mumbo-Jumbo, qui vous transformait ensuite en plein de choses. Crocodile, fourmi, ou même machine à laver, vous ne saviez jamais vraiment à quoi vous attendre.
05 - Découvrir le Grand Arbre Mojo (The Legend of Zelda Ocarina of Time)
Sorti en 1998, le jeu The Legend of Zelda Ocarina of Time est resté une vraie référence dans l'univers de la saga, au point que le jeu aura eu droit à un portage sur Game Cube et Wii, puis sur 3DS. Dès sa sortie, les ventes ont tout explosé, puisqu'un million d'exemplaires se sont vendus en une semaine. Le jeu comporte évidemment des séquences aujourd'hui cultes, et à l'époque, c'était une vraie prouesse technique et graphique. Mention spéciale pour la musique exceptionnelle qui vous transportait littéralement dans un autre monde.
04 - Exploser vos potes pendant les mini-jeux (Mario Party)
Mieux que les après-midi jeu de l'oie à s'ennuyer avec Mamie, Mario Party était une vraie nouveauté sur Nintendo 64. Combien de manettes ont rendu l'âme sur ce jeu, alors que vos potes et vous vous livraient une guerre sans merci pour la victoire ? Des heures de jeu à massacrer les sticks et les boutons, pour ensuite vous faire engueuler par vos parents. Au programme, des mini-jeux, des batailles à quatre joueurs, et pas mal de dégâts dans le salon.
03 - Les parties endiablées entre potes (Mario Kart)
Souvenez-vous des parties déchaînées entre potes sur les batailles de ballons ! Vous deviez vous affronter dans une arène, et tenter de crever tous les ballons de vos potes. Évidemment, vous pouviez aussi leur en piquer, sinon c'est pas drôle ! Des heures de jeu et de rire, mais aussi de scandales familiaux si vous affrontiez vos frères et sœurs.
02 - Incarner vos héros préférés (Super Smash Bros)
Aujourd'hui bien connu sur Wii U, Super Smash Bros proposait un concept encore inédit sur Nintendo 64 : vous permettre d'incarner (et d'affronter) n'importe quel personnage Nintendo le temps d'un combat de vs fighting. C'est ainsi que vous avez pu vivre des matchs complètement WTF, pendant lesquels Link pouvait affronter Kirby, Donkey Kong et Luigi sur le même plateau.
01 - Découvrir Mario en 3D pour la première fois (Mario 64)
Si comme nous, vous avez découvert la Nintendo 64 avec Mario, vous savez de quoi on parle. Tant sur le plan graphique que sur le reste, le jeu Mario 64 était une vraie claque pour les joueurs. Pour la toute première fois, on avait droit à une vraie 3D, et i fallait bouger la caméra pour appréhender le monde autour de nous. Beaucoup se souviennent encore de la musique hypnotisante des mondes aquatiques.

samedi 10 décembre 2016

Mon résumé de The Last Guardian

Et oui. J''ai testé The Last Guardian!!! ^-^
Il y avait de quoi perdre espoir : longtemps considéré comme une arlésienne qui ne verrait jamais le jour, The Last Guardian a été en développement pendant presque 9 ans (sûrement par intermittences), soit deux fois plus longtemps que ses aînés Ico et Shadow of the Colossus qui avaient chacun demandé 4 ans de développement sur PS2. Le jeu est alors passé, auprès du grand public, du jeu "exclu incontournable" à un jeu qui a perdu de sa hype dans les derniers mois avant la sortie. Mais il sort dans quelques jours, et nous avons déjà pu le parcourir pour vos beaux yeux afin de vous guider dans vos achats de Noël. C'est pas beau ça ?

Tu aimes le Trico mon garçon ?

Le titre a bien évidemment une grosse emphase sur le scénario, mais nous allons éviter tout spoil pour éviter de vous gâcher la surprise. Mais The Last Guardian, pour ceux qui ne le savent pas encore, conte l'histoire d'une aventure et d'une relation entre un petit garçon et une grande bestiole, un Trico. Pour éviter d'aller plus loin, on va donc rester sur des généralités sur le jeu et se concentrer sur comment il structure son récit : ce qui est certain, c'est qu'il reste dans le minimalisme et va directement dans le cœur du sujet, à l'instar de ses prédécesseurs Ico et Shadow of the Colossus.

En effet, ici, pas de cinématique d'introduction ou de tutoriel de 40 minutes pour vous exposer les personnages ou l'univers, puisqu'on commence très rapidement avec du gameplay et on vous donnera les informations nécessaires au fur et à mesure de votre progression dans le jeu. Ce n'est pas pour autant que vous n'aurez pas droit à un petit lot de cinématiques, mais celles-ci restent rares pour privilégier une narration par le biais du gameplay. D'ailleurs, contrairement aux jeux précédents de Fumito Ueda, elle passe aussi par le biais d'un narrateur parlant dans une langue inventée mais aux sonorités japonaises, soit pour vous exposer brièvement les sentiments du protagoniste, soit pour vous donner des indices pour progresser dans votre aventure.

Le scénario reste globalement très efficace, peut se révéler touchant et se dévoile au compte-gouttes pour le plus grand plaisir du joueur. Pas d'artifices, le jeu se veut humble avec une narration subtile, et ça fait plaisir d'avoir quelque chose de plus "mature", de plus calme que certains gros jeux sortis récemment. C'est un véritable bol d'air frais, et on accompagne avec plaisir les deux personnages jusqu'au bout de leur périple, qui alterne entre phases de puzzle et phases un peu plus orientées "action" (rappelant un certain Uncharted par moments). Bien évidemment, l'expérience sera différente d'un joueur à l'autre, et notamment parce que le gameplay va parfois aller un peu à contresens de tout ça.

Teurecooooooooo !

Si le jeu accorde beaucoup d'importance à sa narration, il accorde aussi beaucoup d'importance à son gameplay, mais ce dernier n'est pas pour autant exempt de défauts : selon les dires de Shuhei Yoshida, président de Sony Worldwide Studios, la présentation de gameplay de l'E3 2015 n'était pas "en direct" mais était pré-enregistrée parce que "les comportements de Trico seraient un peu aléatoires et impacteraient la démonstration". C'est quelque chose qui n'a visiblement pas été assez corrigé parce que même à la sortie, il y a apparemment encore des problèmes de ce côté-là.

En effet, si au début du jeu on apprend à maîtriser quelques interactions avec Trico, on pourra le pousser à faire des actions spécifiques au bout d'un bon tiers du jeu : "va dans cette direction", "saute""descends""pousse", etc. Cependant, certaines actions se confondent dans quelques cas : imaginez qu'il y a une plate-forme à atteindre de l'autre côté d'un précipice, et vous serez enclin à utiliser la commande "saute" pour aller de l'autre côté, mais il faut en fait utiliser la commande "va dans cette direction". Ces petites imprécisions vont parfois vous frustrer parce que vous aurez essayé la commande "logique", sans succès, pour ensuite essayer toutes les autres commandes. Sauf que, parfois, la bestiole ne comprend pas tout à fait ce que vous voulez, ce qui ajoute de la frustration (je me suis surpris plusieurs fois à dire "mais bordel il est con ce chat !"), et vous pouvez rester bloqué dans une zone pendant une bonne demi-heure, voire une heure.

Le second problème vient du level-design, qui est pourtant un digne héritier de ses prédécesseurs dans ses points positifs mais aussi dans ses points négatifs (tirant ainsi beaucoup plus d'Ico que de Shadow of the Colossus) : comme dit précédemment, vous pouvez rester dans une zone pendant un bon bout de temps parce que vous n'arrivez pas à trouver l'action suivante à effectuer, mais aussi parce que vous n'arrivez pas à voir là où vous pouvez aller dans le décor. Le level-design est intuitif, mais parfois un peu trop obscur et vous pouvez vous retrouver à dire "ah mais je peux faire ça en fait ?!" après une suite d'expérimentations improbables dans l'espoir où ça fonctionne. Du coup, est-ce que The Last Guardian est une métaphore de la vie ? Rien n'est moins sûr.

A mi-chemin entre Ico et Shadow of the Colossus

Ce qui est sûr, c'est que le jeu est vraiment dans la continuité des jeux précédents de Fumito Ueda, avec un mélange réussi entre Ico et Shadow of the Colossus, mais où les situations s'inversent. En effet, lors des rencontres avec des ennemis, le personnage que vous incarnez s'assimile plus à Yorda d'Ico, puisque vous serez presque impuissant face à eux et ce sera à Trico de vous défendre. De même, vous allez devoir escalader la bestiole assez régulièrement comme dans Shadow of the Colossus, mais ici dans le but d'extraire les lances envoyées par les ennemis ou pour tout simplement franchir certains obstacles. D'ailleurs, vous n'aurez pas de jauge de staminapour l'escalade comme dans le jeu précédent, donc à vous l'escalade sans stress et à l'infini !

Cependant, cette auto-référence s'arrête là puisque le jeu ne possède pas vraiment de rejouabilité. Pour rappel, dans Ico, refaire le jeu une seconde fois vous permettait d'avoir des sous-titres compréhensibles lors des cinématiques (ceux-ci étaient "cryptés" lors du premier run) et certaines zones du jeu étaient un peu cachées et comportaient des petits easter eggs sympathiques. Dans Shadow of the Colossus, vous aviez droit à un new game plus où votre jauge de stamina s'accumulait au fil des parties afin de vous permettre d'atteindre des zones secrètes. Mais là, ni collectibles, ni intérêt visible pour un new game plus, si ce n'est pour obtenir tous les trophées du jeu (dont beaucoup sont axés sur quelques easter eggs).

C'est un peu dommage pour un jeu que l'on termine en une douzaine d'heures lors de sa première partie, donc comptez un peu moins d'une dizaine d'heures si vous décidez de faire le jeu une seconde fois. En tous cas, une chose est sûre, le jeu reste accessible à n'importe qui n'ayant fait ni Ico ni Shadow of the Colossus mais il ne s'adresse pas forcément aux amateurs frustrés au moindre blocage. Par ailleurs, The Last Guardian hérite aussi de problèmes de caméra sortis tout droit des jeux PS2, puisque celle-ci va se bloquer régulièrement dans le décor, sans pour autant être un problème majeur.

Une vraie beauté tachée de défauts

Mais le jeu arrive quand même à sublimer l'expérience du joueur grâce à une bande-son très réussie, presque un peu hollywoodienne, avec un mélange de violon et de piano qui sied parfaitement à l'univers du jeu. Certains thèmes risquent de vous marquer, même s'ils peuvent paraître un peu "faciles" de temps à autres (l'un d'entre eux reprend presque la même suite d'accords que le thème principal du film Prometheus), mais ils restent globalement bien efficaces et ne sont pas trop présents afin de rester dans la subtilité des autres aspects du jeu. Le reste du paysage audio (bruitages, voix) arrive très bien à prendre le relais lorsqu'il n'y a pas de musique et permet de poser encore plus l'univers du jeu pour renforcer les visuels.

Le jeu a également droit à une très jolie direction artistique, dans la continuité des jeux de Fumito Ueda, avec des couleurs pastels majoritairement teintées de vert et de bleu pâles, et des graphismes très propres : les décors sont imposants et les textures sont détaillées, le plumage de Trico et les touffes d'herbes ont l'air de répondre au vent... Et pour cause, le jeu est cette fois-ci doté d'un moteur physique, pour le meilleur et pour le pire. En effet, le bonhomme qu'on contrôle se retrouve régulièrement à avoir un comportement de chewing-gum lorsqu'il est accroché à Trico, ce qui fait malheureusement sourire le joueur malgré lui.

Mais le plus gros problème du jeu au niveau de ses graphismes reste quand même son framerate assez instable au lancement, puisque la fluidité prend un coup lors de certains passages : le jeu vise les 30 images par seconde, mais il se retrouve très régulièrement à 20 images et peut baisser jusqu'à 5 ou 10 lorsque les graphismes sont lourds à afficher. Même si ce n'est pas quelque chose qui entache vraiment l'expérience globale, c'est assez présent pour être signalé. De même, le personnage que l'on contrôle a une légère latence au niveau des commandes (quelque chose d'assez subtil), donc ça demandera un petit temps d'adaptation avant de pouvoir les maîtriser totalement. C'est probablement quelque chose qui sera atténué par le biais de mises à jour, mais c'est dommage de retrouver ces problèmes à la sortie du jeu.