samedi 15 octobre 2016

L’univers compterait en réalité 2000 milliards de galaxies


La vue la plus colorée de l'univers capturée par Hubble le 3 juin 2014.La vue la plus colorée de l'univers capturée par Hubble le 3 juin 2014.


Jusqu’à aujourd’hui, les astronomes estimaient que l’univers était peuplé de 200 milliards de galaxies alors qu’en réalité ce serait 10 fois plus.

Les scientifiques qui ont les yeux rivés sur les étoiles vont devoir revoir leurs estimations. En effet, selon une étude effectuée par une équipe d’astronomes, l’univers serait composé de 2000 milliards de galaxie et non 200 milliards comme il était estimé jusqu’à présent.

L’univers comporterait 10 fois plus de galaxies qu’on ne le pensait

L’univers observable contiendrait 10 fois plus de galaxies qu’on ne le pensait jusqu’alors. En effet, selon un dernier recensement effectué par une équipe d’astronomes, on compterait 2000 milliards de galaxie dans l’univers alors que les astronomes évoquaient des chiffres plutôt compris entre 100 et 200 milliards.

C’est grâce à de nombreuses données récoltées à l’aide du télescope spatial Hubble et d’autres télescopes que l’équipe du professeur Christopher Conselice, de l’Université de Nottingham en Grande-Bretagne, a pu déterminer cette nouvelle estimation. Avec les moyens d’aujourd’hui, seul 10% des galaxies seraient observables. Avec les nouvelles données, les scientifiques ont pu créer des images en 3D afin de « voir » des galaxies distantes de 13 milliards d’années-lumière et définir leur nombre à 2000 milliards. « C’est sidérant de penser que 90% des galaxies du cosmos doivent encore être étudiées », indiquait Christopher Conselice dans le communiqué, en ajoutant : « Qui sait ce que nous allons découvrir quand nous serons en mesure d’étudier ces galaxies grâce à la nouvelle génération de télescopes ? ».

Une estimation loin d’être définitive

« Le professeur Conselice a fait ce qu’on peut faire de mieux à notre époque. Mais son résultat ne peut pas être considéré comme le dernier mot », expliquait à l’AFP François Hammer, astronome de l’Observatoire de Paris. « C’est un travail qui ne pourra être confirmé que lorsque nous aurons des télescopes géants qui nous permettront de voir beaucoup mieux dans ces régions lointaines », ajoutait le scientifique.
L’Observatoire européen austral est en train de construire au Chili le Télescope géant européen E-ELT (European Extremely Large Telescope). Il devrait être opérationnel à partir de 2025. Cet instrument extrêmement puissant pourra détecter des galaxies beaucoup plus lointaines.

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