jeudi 30 juin 2016

Google dévoile ce qu’il sait sur vous.

Par le gigantisme de ses chiffres (3,5 milliards de recherches par jour) et l’usage abondant de ses traqueurs de navigation, Google peut en savoir beaucoup sur chaque internaute.
Le moteur de recherche propose désormais une série d’outils pour laisser les utilisateurs voir ce que son service de suivi publicitaire apprend sur eux.
« Mon Activité » permet aux internautes de voir tout ce que Google a détecté sur leurs pratiques en ligne (la recherche bien sûr, les vidéos regardées sur YouTube, la navigation sur Chrome, l’activité effectuée grâce au système d’exploitation Android sur mobile...).
Dans le menu paramètres, on peut aussi préciser les thèmes qui nous intéressent pour recevoir des publicités sur ces sujets.

Le système a l’avantage d’être en « opt-in » – pour les annonces de Google même dans ses services. Autrement dit, si vous ne vous inscrivez pas, vous ne recevrez pas de pub ciblée (contrairement à la plupart des services similaires de précision des centres d’intérêt, y compris sur Facebook, relève le Guardian).

Si vous ne souhaitez pas être encore plus pisté en ligne que vous ne l’êtes déjà (par les cookies en particulier, mais pas seulement), vous avez tout intérêt à désactiver l’enregistrement de vos recherches et activités, qu’il s’agisse des pubs directement gérées par Google ou de celles qu’il répartit sur des sites externes (cela concerne plus de 2 millions de sites).


Le navigateur web de Google, Chrome, propose aussi une extension qui permet de désactiver de façon permanente la traque par cookies de DoubleClick (qui appartient à Google), et les pubs ciblées auxquelles ces cookies vous condamnent sinon.

Tout ce que vous faites pourra être retenu...

Ayant désactivé de longue date la plupart des enregistrements dans mes paramètres Google, je croyais être relativement tranquille, presque dans « la zone du dehors » d’Alain Damasio.

Et pourtant, que nenni ! J’ai constaté en testant « Mon Activité » que j’avais oublié au moins un domaine où mes usages en ligne sont pistés en continu (et nommément, les autres étant traçables par adresse IP) : YouTube.
En deux secondes je vois ainsi défiler mes recherches et visionnages du mois écoulé, du robot Snowden au film de science-fiction écrit par une intelligence artificielle, en passant par Meryl Streep imitant Donald Trump le 6 juin – celui-là, je l’avais oublié, mais pas Google et sa très collante mémoire.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire